première généalogie de chansons

I le deuil d’amour, auteur(s) anonyme(s), chanson populaire française

Notes au fil de l’écoute

Introduction instrumental

Bourdon

Neuf couplets organisés en 2 phrases mélodiques structurées en question/réponse , répétées deux fois, soulignées par le bourdon qui suit le rythme de la deuxième section de la deuxième phrase

C1 

Vous autres jeunes gens
Qu’avaient pas de maîtresses,
Vous autres jeunes gens
Qu’avaient pas de maîtresses,


Moi, j’en ai une, à quatre lieues d’ici,
Je vais la voir à mon loisir.

  • Avec la voix rentre des violons qui soutiennent la mélodie`.

Texte : harangue au public dédié, les jeunes gens

C2

Qu’on selle mon cheval,
Qu’on me donne la bride! (bis)
Que l’on me donne mes éperons argentés,
Que j’m’en aille voir ma bien-aimée!

deuxième harangue, passage du public dédié large au public dédié supposé : les paires, ou les subalternes du jeune gars, ( ou sa mère( ?)

C3

Ou vas tu mon ami ton petit cœur il va mourir. Petit cœur, ma fille, elle n’est plus à moi, elle est à toi. O le gentil papa

Dans mon chemin rencontre
Le père de Mélie, (bis)
Oh oui, m’a dit; »Où vas-tu mon ami?
Ton petit cœur il va mourir! »

Elément narratif de bifurcation du rire au pleur, entrée du drame, par la voix bienveillante du père : 

C4

Dans sa chambre monté,
Je vois ma mie malade. (bis)
Je fais, refais trois fois le tour du lit,
Sans pouvoir parler à Mélie.

mise en espace tournoyante de l’espace du lit, de l’alliterment de Mélie

C5

Amant, mon cher amant,
Ecris-donc une lettre! (bis)
Tu la mettras au chevet de mon lit… »
Pour que j’la lise à mon loisir… »
On s’apercoit que a voix de l’interprète colle comme un gant à Mélie, l’amante, celle qui est en train de disparaître


C6

La lettre fut pas finie
Que ma mie était morte. (bis)

Ma mie est morte, ma mie est décédée:
Le deuil d’amour je veux porter!

Deux sections de phrases, deux registres : un élément narratif pour faire avancer le récit et dans le deuxième troncon : ma mie était morte ma mie,

désignation tendre, si proche de la maman

La deuxième phrase souligne le précipité avec les mots mamie est décédée // fait écho contemporain à l’emploi censé atténué la violence de la mort comme disparition du mot décédé



C7

Maman, ma bonne maman,
Dégalonnez mes manches! (bis)
Otez, aussi, mes éperons argentés,
Puisque ma mie est décédée!

il n’ y a plus de spectacle : on enlève ces attributs et on ne s’adresse plus qu’ à sa maman, plus de public dédié, plus de paires à qui s’adresser



C8

– Mon fils, mon très cher fils,
T’en trouveras bien d’autres! (bis)
N’y a-t-il pas les filles de présidents
Qui sont pour toi mon cher enfant?

cruauté de la mère ? Pragmatisme? Si on met en réseau cette chanson avec d’autres chansons d’amour ou les femmes sont celles qui osuffrent d’amour, c’est une parole de sagesse. L​a voix juvénile  de l’interprète pousse à interpréter dans ce sens.



C9 

Les filles de président,
Maman, ça m’convient guère! (bis)
J’aimais Mélie, plus que l’or et l’argent,
Et toutes les filles de président! »

Anthologie de la chanson française, Yannick Guilloux, 1994, EPM, PUB DOM

II Amsterdam, Soolking, rap

Ma mère malhabile, auteur(s)s anonyme(s), chanson populaire française

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